K-Pop et soft power coréen : au-delà du phénomène commercial
Hallyu ça ne vous dit rien du tout ? En effet, cette « vague coréenne » qui déferle sur la planète est mieux connue par sa composante musicale, la K-Pop. Elle était au cœur de la journée d’étude organisée le 14 novembre 2025 à La Rochelle Université par notre membre, Sebastian Urioste, maître de conférences. Michel Sabatier et Olivier Sieber participaient également à cette journée.
La K-Pop transforme les rapports culturels mondiaux
Au-delà de son succès commercial, comment ce phénomène culturel contribue-t-il à construire de nouvelles représentations de la Corée du Sud et à susciter l’engagement social ? Cette question centrale a structuré les débats, rassemblant chercheurs internationaux et spécialistes de la Hallyu (« vague coréenne »).
Les sociologues Vincenzo Cicchelli et Sylvie Octobre ont démontré que cette vague s’impose comme une alternative aux industries culturelles occidentales, portée par un récit déconnecté des logiques coloniales. Paroma Ghose (Leibniz Institute, Munich) a analysé cette redistribution des cartes culturelles mondiales, tandis que Sora Hong révélait l’évolution spectaculaire de la K-pop dans la recherche sud-coréenne : d’objet marginal en 2005 à sujet central aujourd’hui.
Sebastian Urioste a abordé la dimension d’engagement social en montrant comment des mouvements progressistes en Colombie, au Pérou et au Chili utilisent désormais chansons et symboles K-pop pour leurs causes politiques, créant une forme inédite d’« asianisation » des mobilisations.
Projet « Pacifique Global »
Cette journée s’inscrit dans le projet de recherche « Pacifique Global » des laboratoires PoliCEMIES et D2iA, explorant les dynamiques d’échanges dans l’espace Pacific Rim.

